12 Oct Baisse des débits des cours d’eau sur le Haut-Rhône : quelles conséquences?
En partenariat avec le BRGM, Bureau de recherches géologiques et minières, nos équipes mènent depuis 2024, une étude afin de caractériser l’hydrosystème des affluents du Haut-Rhône descendants du plateau du Retord et du Grand Colombier.
Cette étude a pour but de mieux comprend les échanges qui ont lieu entre les eaux souterraines et les eaux s’écoulant à la surface. Un réseau de sondes a donc été déployé sur le territoire (piézomètres et sondes limnométriques), accompagné de relevés mensuels sur le terrain, afin de caractériser ce système karstique
Un dÉbit faible généralisé et des assecs précoces
On a vu des truites nager dans des flaques de 2 m³ au milieu d’un lit à sec.
les milieux et la biodiversité aquatique mis en péril
L’absence de précipitations sur septembre a accentué ces baisses de débits avec des conséquences importantes pour les milieux et la biodiversité.
🔹Une eau moins oxygénée, pouvant amener à une mortalité des organismes aquatiques (poissons, invertébrés…)
🔹Une augmentation de la température de l’eau
🔹Une réduction des habitats et ressources disponibles pour la faune aquatique.
🔹Un assèchement des ripisylves
Des rivières comme la Vézeronce et la Dorches, toutes deux labélisées Rivières Sauvages, ont été fortement impactés.
La ressource en eau est sous pression sur LE TERRITOIRE
L’eau qui s’écoule sur le territoire est un bien commun précieux et constitue notamment un support d’activités : hydroélectricité, exploitation de matériaux, ou encore agriculture. En tant que ressource, elle assure également l’alimentation en eau potable du territoire grâce aux nombreuses sources.. C’est pourquoi une sobriété d’usage de l’eau est plus que nécessaire sur notre territoire.
et maintenant que fait-on ?
L’étude de l’hydrosystème, financée par l’Agence de l’eau RMC , le Conseil Départemental de l’Ain et la CNR, a fait l’office d’un comité de pilotage le 22 septembre 2026 afin de présenter les premières données recueillies et d’orienter la suite de la démarche.
L’étude se poursuivra sur les années futures afin d’évaluer concrètement la quantité d’eau disponible sur le territoire et sa répartition possible entre l’usage humain et la nécessité de préservation des milieux naturels et leur biodiversité. Pour renforcer la résilience des rivières du Haut-Rhône face aux sécheresses, le Syndicat du Haut-Rhône agit sur la préservation des zones humides et la restauration des cours d’eau.